#GrèveCarrefour

L’année 2018 sera intense sur le plan social et d’ores et déjà plusieurs dossiers, potentiellement explosifs, sont programmés chez Carrefour.

Il s’agit en premier lieu du projet de réorganisation, concocté par Alexandre Bompard, dont une partie nous sera révélée le 23 janvier, avec des conséquences sociales qui nécessiteront inévitablement une action de notre part.

Peu après, viendront les négociations annuelles sur les salaires (NAO), reportées au mois de mars qui ne manqueront pas d’être lourdement impactées par les mauvais résultats 2017 et pour lesquelles il faudra nous battre, encore, pour obtenir quelque chose de décent.

Suivra le versement de la participation aux bénéfices, en forte baisse à nouveau cette année et la renégociation de l’accord triennal dans un contexte défavorable au possible.

Les salariés de Carrefour accepteront-ils facilement cette nouvelle perte de pouvoir d’achat : je ne le pense pas.

Dans le même temps, il nous faudra aussi gérer, et négocier, la mise en place de la nouvelle instance dite « Conseil Social et Economique » que nous impose la « loi travail », en remplacement de notre bon vieux Comité d’Etablissement.

Mais pour le présent, vous l’aurez compris, l’heure est à la mobilisation syndicale pour défendre nos emplois, nos droits, notre pouvoir d’achat et lutter contre la location-gérance qui nous dévore petit à petit.

Pour tout cela, le syndicat Force Ouvrière vous appelle à l’action, le 1er mars 2018.

Tous en masse, à Massy, pour démontrer notre détermination et notre solidarité. Cette mobilisation doit s’exprimer partout et par toutes les initiatives.

​Alexandre Bompard doit comprendre qu’il ne gagnera pas seul, en sacrifiant les salariés sur l’autel du profit, pour l’intérêt des actionnaires.

Michel Enguelz
Délégué syndical groupe
FGTA-FO Carrefour