Après le 1er mars, se rassembler dans l’intérêt général

Après la mobilisation du 1er mars sous les fenêtres du siège de Carrefour France à Massy, Force Ouvrière, premier syndicat du Groupe, ne compte pas ranger les drapeaux et les chasubles.

Le 1er mars est une date marquante dans l’histoire sociale de Carrefour, une telle mobilisation sous une seule bannière est sans précédent. Aucun autre syndicat n’a réussi à mobiliser autant de salariés et de militants au même endroit, au même instant. C’est près de 2 000 personnes qui, malgré l’acharnement météorologique, ont battu le pavé de Massy. Ils pourront dire : « J’y étais ! » … Dommage pour les autres !

Cette journée de mobilisation a permis à FO de faire entendre sa voix sur les deux dossiers que sont le Plan de Départs Volontaires des sièges et le Plan Social des magasins de proximité provoqué par la fermeture de 273 magasins. Nos revendications ont été posées et la direction a déjà accepté d’améliorer ses propositions.

Mais nous n’en resterons pas là. FO compte bien de nouveau peser dans l’avenir de l’enseigne pour contrecarrer le hold-up des actionnaires sur la Participation et son devenir, mais aussi à l’occasion des négociations salariales où l’on se doute de ce que la Direction va nous proposer. Nous assumons l’étiquette qui est la nôtre, à savoir que Force Ouvrière est le syndicat du bas de la feuille de paie.

Le pouvoir d’achat n’est pas le seul combat que nous devrons mener dans les semaines à venir. Tant qu’une négociation groupe (tous formats) ne sera pas ouverte pour proposer une solution alternative à la location-gérance et/ou mettre en place une clause sociale imposée aux repreneurs des magasins passant en location-gérance ou en franchise, nous ne lâcherons pas la pression et imposerons le rapport de force à la Direction.

Pour conclure, FO n’a à recevoir de leçon de syndicalisme de personne, notamment les rédacteurs de tracts injurieux, calomnieux et indignes. Refuser de négocier, c’est être complice de nos nouveaux patrons qui n’ont d’autres objectifs que de démanteler le groupe au profit d’une poignée d’actionnaires. Ne pas négocier, c’est également trahir les salariés qui ont écrit l’histoire de Carrefour, et ce depuis des décennies.

Les syndicats doivent mettre en parenthèses leurs querelles d’appareil, dans ce moment si périlleux de l’histoire de Carrefour.

FO Carrefour qui a démontré sa volonté d’action et sa capacité de mobilisation, invite toutes les organisations syndicales et tous les salariés du groupe Carrefour à se rassembler et à se soutenir, dans l’intérêt général.

Michel Enguelz, délégué national FO groupe Carrefour