PSE Proxi, état des lieux

Cyril Boulay fait le point sur les négociations

Déjà deux mois que les 243 magasins de Carrefour Proxi (ex-Dia) ont baissé le rideau, les rayons sont vides, les clients ont déserté, les salariés se sont éparpillés après s’être congratulés, un dernier salut, une dernière bise, un selfie devant l’enseigne en guise de souvenir…
Et pour tous, l’attente du jour suivant, un lendemain qu’il va falloir construire ; un avenir à repenser en fonction de décisions parfois compliquées à prendre. Comment faire un choix entre les mesures du PSE, une formation, ou un reclassement interne ?

L’état des lieux de la situation, quelques jours après les premiers envois des courriers de licenciement aux salariés, tend à réfléchir.

Les salariés des magasins de Carrefour Proximité intégrés fermés mi-juillet avaient jusqu’à fin-août pour répondre aux propositions de reclassement en interne qu’ils ont reçues. Ils les ont jugées peu satisfaisantes, et c’est un euphémisme.

Nous avons pourtant dénoncé ces offres de reclassement non adaptées aux catégories de salariés, effectuées à l’emporte pièce, donnant l’impression qu’elles ont été élaborées dans le seul but d’être refusées.

La plus grande majorité des salariés a plébiscité les mesures contenues dans le PSE. Peu d’entres eux opteront pour prolonger la relation de travail avec le groupe Carrefour.

Ils se disent fatigués et épuisés par toutes ces procédures, ces changements incessants de management, de gouvernance, de stratégie, qui, depuis 2011, rythment leur quotidien, corrélés au manque de reconnaissance du groupe.

Beaucoup souhaitent désormais passer à autre chose et se reconvertir, faisant le pari des métiers émergents ou en développement.

En guise de conclusion, quelques mots d’un courrier adressé par un salarié à notre syndicat :
« Un grand merci à nos élus de FORCE OUVRIÈRE qui ont lutté pour nous avant et après les annonces, qui nous ont apporté leur soutien sans faille depuis des années, qui ont toujours été à notre écoute à tout moment, merci à vous de nous avoir permis de nous exprimer librement et de nous avoir fait connaître le syndicalisme dans toute sa splendeur, nous sommes fièr(e)s d’avoir combattu à vos côtés sans avoir jamais baissé les bras. »

Cyril Boulay, DSC Carrefour Proximité